Ce qui nous choque profondément, c’est la mise en scène morbide de cet acte. Ces animaux n’ont pas simplement été tués, ils ont été utilisés comme des trophées ou des avertissements, pendus là où tout le monde peut les voir.
Ce qui nous choque profondément, c’est la mise en scène morbide de cet acte. Ces animaux n’ont pas simplement été tués, ils ont été utilisés comme des trophées ou des avertissements, pendus là où tout le monde peut les voir.
En France, plus de 500 000 renards sont tués par an, soit près d’un par kilomètre carré. Dans la plupart des départements, ils peuvent être abattus toute l’année, même hors des périodes de chasse, car le renard est considéré comme « Espèce Susceptible d’Occasionner des Dégâts ».
En développant les espaces verts, les villes ont permis à certaines espèces de se refaire une place parmi nous. Le paradoxe, c’est que dans les campagnes où l’usage de pesticides perdure, de nombreuses espèces restent menacées de disparition.
« On va prendre une p’tite photo souvenir », « touche pour voir s’il y a du lait », « Roland il te dit de téter pour voir s’il y a du lait »
Dans leur folie, la compassion est enterrée aussi profondément que les renards qu’ils déterrent.
Y-a t’il vraiment des mots pour les définir ?
Quelques jours après nos victoires en justice, le préfet du Gers a retiré l’ensemble des arrêtés autorisant les abattages de renards. pour explorer leurs entrailles.
Le préfet donne carte blanche aux lieutenants de louveterie. Le but ? Fouiller dans leurs estomacs pour en savoir plus sur le régime alimentaire des animaux au pelage roux. Une étude dont l’utilité laisse songeur, sans compter les nombreuses alternatives non létales qui auraient pu être mises en œuvre.
Des renards déambulent toutes les nuits dans les allées du cimetière du Père-Lachaise (Paris 20ème), une fois les portes fermées au public. Ils seraient une petite quinzaine. Immersion au cœur de cette biodiversité urbaine.