Au terme de débats marqués par des contre-vérités assumées à la tribune, le texte ouvre notamment la voie à 2 200 nouveaux poulaillers intensifs, muselle la contestation citoyenne et fragilise le travail des lanceurs d’alerte.
Au terme de débats marqués par des contre-vérités assumées à la tribune, le texte ouvre notamment la voie à 2 200 nouveaux poulaillers intensifs, muselle la contestation citoyenne et fragilise le travail des lanceurs d’alerte.
Retournés par ces images ? Retournez E.Leclerc” c’est le slogan choisi par L214 pour sa nouvelle action qui vise 34 magasins, partout en France.
L214 a reproduit les principales caractéristiques de l’élevage intensif de cochons dans un vaste camion aménagé, à l’intérieur duquel un écran diffuse des images issus de 10 enquêtes de l’association dans 10 élevages approvisionnant les supermarchés E.Leclerc.
Les ténors des filières et le gouvernement présentent ce choix comme un compromis indépassable pour assurer la souveraineté alimentaire de la France. L214 démontre, point par point, que ces arguments ne tiennent pas.
Conditions d’élevage extrêmes : dindes et dindons sales, déplumés, blessés, morts. Ils sont entassés par milliers sur leurs déjections pendant 126 jours, sous lumière artificielle constante à partir de 80 jours. En fin de période d’élevage, les oiseaux sont violemment projetés dans des cages interdites (les animaux ne peuvent pas s’y tenir debout), avant de partir à l’abattoir.
Projet de loi d’urgence agricole : nouvelle étape dans la fuite en avant vers l’intensification de l’élevage
Conditions d’élevage inacceptables : bâtiments vétustes et non entretenus, cadavres et restes de cadavres en décomposition jusque dans les mangeoires, des animaux malades ou blessés, des cochons élevés dans l’obscurité, souvent en surnombre dans les cases d’engraissement. Cet environnement provoque des comportement agressifs : des cochons s’attaquent, entraînant la mort de l’un d’entre eux.
Le 11 juillet à Paris, la Marche pour la fermeture des abattoirs fait son grand retour !
L’objectif de cette mobilisation exceptionnelle ?
Revendiquer haut et fort l’abolition des pratiques qui exploitent et tuent les animaux : l’élevage, la pêche et l’abattage.
Graves infractions : porcelets castrés à vif, queues des porcelets et des truies coupées, dents meulées, porcelets morts qui se décomposent dans les enclos au milieu des vivants ou dans des seaux, truies malades ou blessées laissées sans soins…
Pendant plus de trente ans, Christine Leterrier a mené des recherches à l’INRAE pour améliorer le bien-être des animaux d’élevage, notamment des poulets de chair. À la fin de sa carrière, elle tire un constat sans appel : les connaissances scientifiques produites n’ont pas fait bouger les lignes, et ont même servi de caution à un système intensif qui continue de générer des atteintes graves au bien-être animal.