S’appuyant sur ses propres recherches et sur de nombreux travaux scientifiques existants, l’Académie appelle à “une refonte méthodologique et éthique de l’évaluation et de la gestion des dommages et nuisances liés à la faune sauvage”.
S’appuyant sur ses propres recherches et sur de nombreux travaux scientifiques existants, l’Académie appelle à “une refonte méthodologique et éthique de l’évaluation et de la gestion des dommages et nuisances liés à la faune sauvage”.
L’initiative, qui au moment de l’écriture de ces lignes a déjà réaccueillis plus de 26 500 signatures, relance le débat sur la chasse aux renards roux.
Cependant, en dépit de l’urgence invoquée pour justifier ce classement ESOD et ces abattages massifs, l’absence flagrante de deux éléments fondamentaux rend ce projet non seulement disproportionné, mais potentiellement écologiquement irresponsable : l’absence d’études scientifiques sérieuses et l’ignorance totale du rôle de la prédation naturelle par le loup.
En dépit d’une importante mobilisation associative et citoyenne, le Ministère de la Transition écologique avait publié le 4 août 2023 l’arrêté triennal fixant pour 3 ans (2023-2026) la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) dans chaque département français : la martre des pins, la belette d’Europe, la fouine, le renard roux, la pie bavarde, le geai des chênes, la corneille noire, le corbeau freux et l’étourneau sansonnet.
Pour faire entendre la voix de ces victimes d’un acharnement permanent, One Voice a demandé son annulation. Audience le 31 mars le mars à 14h au Conseil d’Etat.
ESOD Un drôle d’acronyme pour désigner des animaux que l’on appelait des nuisibles il y a pas si longtemps.
Cette décision marque un frein aux pratiques qui consistent à éliminer systématiquement les prédateurs naturels, sous prétexte qu’ils pourraient gêner certaines activités humaines.
Mais les pires victimes de l’Homme sont les animaux dont l’espèce a été classée « susceptible d’occasionner des dégâts » ! Au total, 9 espèces indigènes peuvent être piégées toute l’année et tirées hors période de chasse…
De plus en plus de centres de soins de la faune sauvage sont enjoints par les préfectures de cesser la prise en charge pour soins d’ ‘‘espèces susceptibles d’occasionner des dégâts’’ (ESOD)