Cette décision est un feu vert à la délivrance de l’autorisation environnementale et du permis de construire de cette installation, qui prévoit une production annuelle de 10 000 tonnes de poisson.
Cette décision est un feu vert à la délivrance de l’autorisation environnementale et du permis de construire de cette installation, qui prévoit une production annuelle de 10 000 tonnes de poisson.
voilà plusieurs mois que des vagues colorées déferlent de part et d’autre de l’estuaire de la Gironde, dans le sud-ouest de la France. Associations locales comme nationales, riverain·es ou encore pêcheur·ses se mobilisent pour empêcher l’implantation de l’usine de l’entreprise Pure Salmon, qui pourrait devenir le tout premier élevage terrestre de saumons en France.
Implantée au Verdon-sur-Mer, cette installation en système fermé terrestre (ou RAS – Recirculating Aquaculture Systems) ambitionne de produire jusqu’à 10 000 tonnes de saumons par an, soit 2 à 3 millions d’animaux, ce qui en ferait l’un des plus grands élevages de ce type en Europe.
Élèvera-t-on bientôt en France des saumons en cuves, comme on élève des poulets hors-sol ? C’est en tout cas le souhait de Pure Salmon, firme aquacole basée à Abou Dabi (Émirats arabes unis).
« On a un projet qui est ultra-consommateur en eau, en électricité, qui pose des risques de pollution pour la pêche, la conchyliculture, le tourisme. À partir du moment où il y a une source d’eau, ce type d’usine terrestre de saumons ça peut se développer n’importe où »
Son but ? Produire en grande quantité pour répondre à la demande française et plus encore la stimuler. Derrière cette course au profit se profilent des pollutions dévastatrices, tandis que le bien-être des saumons est quant à lui anéanti d’un coup de filet…
Une victoire pour les ONG Welfarm et Seastemik qui se mobilisent depuis plus d’un an pour empêcher l’installation de ce type de fermes-usines en France.