Trafic de singes, ours empaillés, tigres maltraités : les trouvailles stupéfiantes de l’Office français de la biodiversité

En France, le trafic d’espèces sauvages ne cesse de prospérer, le département de l’Oise ne faisant guère exception. À l’issue de 54 procédures judiciaires menées entre 2020 et 2025 sous l’autorité des parquets de Beauvais, Compiègne et Senlis, le service isarien de l’Office français de la biodiversité (OFB 60) a ainsi saisi 89 animaux vivants et 1 154 animaux morts ou parties d’animaux.

Le nombre de loups en France relativement stable en 2025, estimé à 1.082

Ce chiffre est particulièrement attendu chaque année sur un sujet incandescent, pour les syndicats d’éleveurs de montagne notamment, qui réclament inlassablement une augmentation du quota d’abattage annuel autorisé par l’Etat, actuellement de 19% de la population estimée, en raison selon eux d’une multiplication des attaques de troupeaux.

Un chasseur guadeloupéen contrôlé en infraction avec plus de 100 oiseaux dans son congélateur, dont des espèces protégées

L’OFB veille à la protection des espèces menacées et contrôle scrupuleusement les prélèvements de limicoles, petits échassiers migrateurs fragilisés par la réduction de leurs zones de nidification en Amérique. En Guadeloupe, leur chasse est strictement réglementée : chaque oiseau doit être déclaré via une application mobile pour garantir le respect des quotas.

Baie de l’Aiguillon : un chantier unique en Europe pour restaurer les vasières, refuge pour les oiseaux migrateurs

Cette opération de restauration écologique, d’1 million d’euros, financée par l’Office Français de la Biodiversité et le projet Life espèces marines mobiles sera réalisée sur quatre hivers consécutifs en concertation avec les professionnels de la mer. Les bénéfices attendus sont nombreux : retrouver un habitat favorable pour l’accueil des oiseaux migrateurs et hivernants (dont la Barge à queue noire), diminuer la concurrence alimentaire pour les élevages de coquillages, limiter la sédimentation, etc.