| Les solutions envisagées pour les dauphins et les orques du Marineland soulèvent de sérieuses inquiétudes. L’urgence est d’assurer des décisions à la hauteur de leur bien-être et de nos engagements. |
Nos inquiétudes pour les dauphins :
A l’heure actuelle, en l’absence de sanctuaire prêt à accueillir les animaux immédiatement, le projet Beauval offre une alternative au pire des scénarios : un transfert des dauphins en Espagne, puis potentiellement vers d’autres delphinariums dans des conditions de vie pires que ce qu’ils ont connu jusqu’à présent, où ils feront des spectacles et de la reproduction. Le projet de Beauval doit être strictement encadré par une charte et un comité éthique et doit accompagner la création de sanctuaires tout en permettant le transfert des animaux vers les dits sanctuaires lorsque ceux-ci seront établis.
Le gouvernement envisage d’autoriser le transfert « temporaire » des dauphins en Espagne, « le temps que les bassins de Beauval soient prêts ». C’est absolument inadmissible pour les raisons suivantes :
–le transport est un événement extrêmement stressant dans la vie des animaux donc à moins d’une nécessité absolue, ils doivent être évités.
–les groupes vont être séparés dans deux delphinariums distincts, ce qui va causer une grande détresse chez ces animaux sensibles, aux capacités émotionnelles et cognitives très élevées.
–les conditions « d’accueil » dans les bassins espagnols sont moins bonnes que celles du Marineland, donc outre la détresse psychologique, leur niveau de bien être chutera d’autant plus.
-Enfin, il n’existe absolument aucune garantie que les dauphins reviennent lorsque les bassins de Beauval seront prêts (et encore moins des sanctuaires). On a vu la douloureuse expérience de l’orque Morgan pour laquelle la « Free Morgan Foundation » se bat depuis des années, sans succès. Malgré les engagements de l’État espagnol, Morgan reste captive à Loro Parque où elle est utilisée pour faire des spectacles et de la reproduction.
À noter que les représentants de « Parques Reunidos » groupe propriétaire du Marineland se sont engagés au cours de la réunion « à ne pas transférer les dauphins hors Europe » mais si l’engagement est de les renvoyer en France, pourquoi préciser qu’ils s’engagent à exclure l’Asie…?
« Sea Shepherd France s’oppose farouchement à tout transfert, même transitoire des dauphins vers l’Espagne et propose, si nécessaire de supporter le cout de leur maintien sur place au Marineland, le temps nécessaire pour que Beauval ou un sanctuaire en Europe soit opérationnel » déclare Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France
