Le 3 décembre 2024, la Convention de Berne a approuvé la proposition de l’Union européenne d’abaisser le statut de protection du loup en Europe. Canis lupus passe du statut d’espèce « strictement protégée » à « protégée » : un déclassement inédit en Europe.
| Suite au déclassement du loup de « strictement protégé » à « protégé » au niveau du droit européen, l’État français projette d’aligner ses textes de lois au même niveau. |
| Ce choix politique, démagogique, sans fondement scientifique, est une preuve que la France souhaite entrer officiellement dans un système de régulation de l’espèce. Le gouvernement a aussi annoncé vouloir mettre en place un nouveau régime dérogatoire de tirs qui libéralisera largement les possibilités de destruction : plus besoin d’autorisations préfectorales, ni de condition préalable = pas de nécessité de protection des troupeaux, ni d’évaluation des dommages. Concrètement, cela revient à ouvrir une véritable chasse au loup. |
| Comme si cela ne suffisait pas, il est envisagé aussi d’alléger les sanctions pour les destructions illégales, qui pourraient devenir de simples contraventions au lieu de délits. Cette politique vise délibérément à réduire la présence du loup sur notre territoire, au mépris du patrimoine naturel et des engagements internationaux de notre pays au titre de la Convention de Berne et de la Directive Habitats, qui imposent de garantir un état de conservation favorable de l’espèce malgré son déclassement désormais acté. |
| Une étude récente commandée par l’État lui-même montre que la population de loups en France stagne depuis trois ans. On identifie même une possibilité de décroissance puisqu’il y est indiqué que le « seuil de mortalité supportable » de l’espèce est déjà atteint. |
| Signez la pétition pour soutenir le Collectif Cap Loup qui souhaite protéger le loup en France, en collaboration avec La Relève et La Peste. |
