
Mail type de l’association FUTUR ASSO à envoyer à l’école vétérinaire en nombre pour exprimer notre mécontentement et nos craintes, enlever 3 jours d’accueil alors que la souffrance animale ne prend pas de vacances, c’est criminel !
Destinataires : direction@vet-alfort.fr, communication@vet-alfort.fr
À l’attention d’Isabelle Dieuzy-Labaye, présidente du conseil d’administration de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort, et de Renaud Tissier, directeur de l’établissement.
Madame, Monsieur,
Je vous relaie ce courrier rédigé par l’Association FUTUR pour vous exprimer une vive inquiétude face à la réduction des jours d’ouverture du centre de soins Faune Alfort.
Avec plus de 10 500 interventions réalisées au cours de l’année 2025, ce centre prouve quotidiennement la nécessité cruciale de son activité. Il constitue un maillon irremplaçable pour la sauvegarde de la biodiversité d’Île-de-France et pour la prise en compte de la souffrance des animaux sauvages en milieu urbain et périurbain. Réduire son accessibilité revient à laisser sciemment des centaines d’animaux blessés ou détresse sans prise en charge vétérinaire.
Si la tradition académique des grandes écoles vétérinaires s’est historiquement construite autour de la zootechnie et des filières d’élevage, en témoignent vos formations respectives, le rôle d’un établissement public d’excellence comme l’ENVA doit s’adapter aux enjeux éthiques et écologiques contemporains. La médecine de la faune sauvage ne peut être considérée comme une variable d’ajustement accessoire sous prétexte qu’elle ne répond pas aux critères de productivité des secteurs agricoles et industriels.
La faune libre n’a pas de valeur marchande ni de syndicat professionnel pour défendre ses intérêts ; elle dépend entièrement de la responsabilité morale des institutions publiques et du savoir-faire vétérinaire.
Au nom de l’Association FUTUR et de toutes les personnes attachées à la protection de l’ensemble du vivant, nous vous demandons formellement de réévaluer la décision de restriction des horaires et jours d’ouverture du centre Faune Alfort, et au vu des évolutions climatiques rendant de plus en plus hasardeuse la préservation de la faune sauvage, d’inscrire pleinement sa prise en charge au coeur des missions d’intérêt général de l’ENVA.
Espérant que votre gouvernance saura accorder à la faune sauvage l’attention et les ressources que requiert la situation actuelle, nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations distinguées.
