Au large des Açores, un matin d’août, la mer paraissait docile. Le vent tenait une allure constante, les drisses chantaient, et le sillage du voilier semblait tracer un trait clair dans un bleu sans fin. Puis l’eau a sombri d’un coup, comme si une île mobile venait d’éclipser la lumière. Le bateau a ralenti, stoppé net par une présence massive que personne n’avait prévue.
