Chaque jour, nous prenons soin de nos animaux, nous les nourrissons, les chouchoutons et faisons tout pour les protéger. Mais aux yeux de la loi, leur place est encore bien différente…
Chaque jour, nous prenons soin de nos animaux, nous les nourrissons, les chouchoutons et faisons tout pour les protéger. Mais aux yeux de la loi, leur place est encore bien différente…
La légalité d’une pratique ne prouve donc pas sa justice. Elle prouve seulement qu’à un moment donné, une société a accepté de l’inscrire dans son droit.
S’il l’avait été, l’élevage intensif n’existerait pas. Un demi-siècle plus tard, la loi d’urgence agricole soutient la multiplication des poulaillers intensifs où des millions d’animaux meurent étouffés durant la canicule. Une faillite de l’État que L214 dénonce dans son rapport Insensibles.
Après le ministre Marc Fesneau, disant en 2024 que « l’élevage industriel n’existe pas en France », la ministre Annie Genevard y est allée de sa lapalissade fin mai en disant, en gros, que les bâtiments d’élevage ne peuvent pas être des lieux de maltraitance puisque, lorsque leur construction est autorisée, elle l’est sur la base légale de l’article L214 du Code rural, qui l’interdit.
Au terme de débats marqués par des contre-vérités assumées à la tribune, le texte ouvre notamment la voie à 2 200 nouveaux poulaillers intensifs, muselle la contestation citoyenne et fragilise le travail des lanceurs d’alerte.
Pour One Voice, ce vote constitue une attaque majeure contre une espèce protégée et vulnérable.
Projet de loi d’urgence agricole : nouvelle étape dans la fuite en avant vers l’intensification de l’élevage
Ce prodige existe bel et bien : il s’agit de l’œuvre incroyable des salanganes, dont le secret de fabrication passionne les scientifiques et suscite la convoitise des gastronomes.
Si avant la LOA, ce type d’atteinte était punie de trois ans de prison et 150 000 euros d’amende, il faut désormais prouver que les faits sont « commis de manière intentionnelle ou par négligence grave » pour que les sanctions pénales
L’association Stéphane Lamart appelle les députés et sénateurs à inscrire ces propositions à leur agenda législatif et à engager un débat de fond, à la hauteur des attentes citoyennes.