Laure Gisie, juriste à l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages), vous explique tout : définition, critères de classement, catégories d’espèces concernées et conséquences concrètes pour ces animaux.
Laure Gisie, juriste à l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages), vous explique tout : définition, critères de classement, catégories d’espèces concernées et conséquences concrètes pour ces animaux.
Au moins 500 000 renards sont abattus chaque année.
quel est le point commun entre le corbeau, le renard et la belette ? Tous les trois sont considérés par l’État comme des «espèces susceptibles d’occasionner des dégâts» (Esod)
S’appuyant sur ses propres recherches et sur de nombreux travaux scientifiques existants, l’Académie appelle à “une refonte méthodologique et éthique de l’évaluation et de la gestion des dommages et nuisances liés à la faune sauvage”.
L’initiative, qui au moment de l’écriture de ces lignes a déjà réaccueillis plus de 26 500 signatures, relance le débat sur la chasse aux renards roux.
Cependant, en dépit de l’urgence invoquée pour justifier ce classement ESOD et ces abattages massifs, l’absence flagrante de deux éléments fondamentaux rend ce projet non seulement disproportionné, mais potentiellement écologiquement irresponsable : l’absence d’études scientifiques sérieuses et l’ignorance totale du rôle de la prédation naturelle par le loup.
En dépit d’une importante mobilisation associative et citoyenne, le Ministère de la Transition écologique avait publié le 4 août 2023 l’arrêté triennal fixant pour 3 ans (2023-2026) la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) dans chaque département français : la martre des pins, la belette d’Europe, la fouine, le renard roux, la pie bavarde, le geai des chênes, la corneille noire, le corbeau freux et l’étourneau sansonnet.
Pour faire entendre la voix de ces victimes d’un acharnement permanent, One Voice a demandé son annulation. Audience le 31 mars le mars à 14h au Conseil d’Etat.
ESOD Un drôle d’acronyme pour désigner des animaux que l’on appelait des nuisibles il y a pas si longtemps.
Cette décision marque un frein aux pratiques qui consistent à éliminer systématiquement les prédateurs naturels, sous prétexte qu’ils pourraient gêner certaines activités humaines.