Carrefour doit sortir de l’élevage intensif et réduire de 50 % le nombre d’animaux tués pour ses rayons d’ici 2030, en s’engageant dans le Plant Protein Pact.
Carrefour doit sortir de l’élevage intensif et réduire de 50 % le nombre d’animaux tués pour ses rayons d’ici 2030, en s’engageant dans le Plant Protein Pact.
Caillebotis en plastique, odeur de lisier, cafards sur les murs, grognements et couinements de milliers d’animaux entassés : L214 a reproduit les principales caractéristiques de l’élevage intensif de cochons dans un vaste camion aménagé, à l’intérieur duquel un écran diffuse des images issues de 10 enquêtes de l’association dans 10 élevages approvisionnant les supermarchés E.Leclerc.
Après le ministre Marc Fesneau, disant en 2024 que « l’élevage industriel n’existe pas en France », la ministre Annie Genevard y est allée de sa lapalissade fin mai en disant, en gros, que les bâtiments d’élevage ne peuvent pas être des lieux de maltraitance puisque, lorsque leur construction est autorisée, elle l’est sur la base légale de l’article L214 du Code rural, qui l’interdit.
La raison de cette interdiction ? Des médicaments utilisés par les producteurs brésiliens pour faire grossir les animaux et les rendre ainsi plus rentables.
Ce jeudi 9 avril à 10 h, une trentaine d’activistes de L214 ont mené une action d’infiltration dans un supermarché Carrefour situé à proximité du siège international du groupe à Massy.
La souffrance animale en élevage intensif serait plus intense qu’on ne le mesure aujourd’hui. C’est le constat d’une grande revue scientifique internationale publiée le 24 mars 2026.
Des poulets gisent entassés dans des caisses empilées les unes sur les autres. À peine déchargées du camion, un chariot-élévateur les mène jusque dans une sorte de tunnel.
Après la construction d’une extension pour doubler sa production, un recours relevant différentes irrégularités du GAEC au tribunal administratif de Dijon a été déposé. Suite à la décision de justice, l’élevage devra régulariser deux points pour continuer son activité.
Pendant que l’enseigne E.Leclerc continue de vendre de la viande de cochons issue de l’élevage intensif, ces animaux vivent l’enfer, enfermés sur du béton ou dans des cages. Malgré nos enquêtes et nos demandes répétées, E.Leclerc refuse toujours d’agir.
Cette fois, pas d’actions spectaculaires ou de vidéos chocs pour dénoncer l’élevage intensif. Pas de caméra cachée dans un hangar sombre, mais des tas de cartes postales colorées. À Lille, comme dans 33 autres villes, l’association de défense des animaux, L214, a troqué l’indignation brutale contre une correspondance presque désuète : la carte postale.