Élevages intensifs : 50 ans de mépris de la loi sur la sensibilité des animaux

Après le ministre Marc Fesneau, disant en 2024 que « l’élevage industriel n’existe pas en France », la ministre Annie Genevard y est allée de sa lapalissade fin mai en disant, en gros, que les bâtiments d’élevage ne peuvent pas être des lieux de maltraitance puisque, lorsque leur construction est autorisée, elle l’est sur la base légale de l’article L214 du Code rural, qui l’interdit.

« Ce projet est une aberration » : L214 pointe du doigt un élevage de volailles pour des manquements, « pas un problème majeur » selon l’agriculteur

Après la construction d’une extension pour doubler sa production, un recours relevant différentes irrégularités du GAEC au tribunal administratif de Dijon a été déposé. Suite à la décision de justice, l’élevage devra régulariser deux points pour continuer son activité.

« On réorganise nos modes d’actions » : contre l’élevage intensif, l’association L214 et des habitants interpellent les députés

Cette fois, pas d’actions spectaculaires ou de vidéos chocs pour dénoncer l’élevage intensif. Pas de caméra cachée dans un hangar sombre, mais des tas de cartes postales colorées. À Lille, comme dans 33 autres villes, l’association de défense des animaux, L214, a troqué l’indignation brutale contre une correspondance presque désuète : la carte postale.

L’horreur des fermes à sang de juments pour les élevages intensifs européens

Dans la longue liste des dommages collatéraux de l’élevage, il ne faut pas manquer ceux auxquels personne ne peut penser sans en être spécifiquement informé : des juments sont torturées pour récolter des hormones qui vont servir ensuite aux éleveurs (européens en particulier) pour accroître encore leur pression esclavagiste sur les femelles reproductrices.