On entend souvent les chasseurs affirmer que « les lieutenants de louveterie ne sont pas des chasseurs ». Vraiment ?

L’un des « lieutenants de louveterie » qui a été chargé d’achever les animaux brûlés ou blessés par balle à la suite des feux de forêt n’est autre que le président de la société de vénerie et maître d’équipage du rallye de chasse à courre Tempête, déjà bien connu pour ses polémiques et les cruautés gratuites sur les animaux ! Pour ceux qui en doutent encore, il y avait des solutions éthiques : les centres de soins, vétérinaires, professionnels sont prêts depuis déja plusieurs semaines.

On entend souvent les chasseurs affirmer que « les lieutenants de louveterie ne sont pas des chasseurs ». Vraiment ? Lorsqu’un lieutenant de louveterie est aussi une figure majeure de la chasse à courre, cette affirmation paraît pour le moins difficile à défendre.

Aussi, comment ne pas s’interroger lorsqu’une même personne cumule les fonctions de lieutenant de louveterie, de maire, de président d’une société de vénerie et de maître d’équipage d’un équipage de chasse à courre ?

Le lieutenant de louveterie exerce une mission de service public pour le compte de l’État. Le maire représente l’intérêt général de sa commune. À l’inverse, la présidence d’une société de vénerie et la direction d’un équipage de chasse à courre relèvent d’un engagement privé en faveur d’une pratique cynégétique.

Même si ces cumuls sont légalement possibles, ils peuvent susciter des interrogations sur l’indépendance et l’impartialité attendues de personnes investies de responsabilités publiques.

Lorsque les mêmes acteurs se retrouvent à la fois au cœur des décisions publiques et à la tête d’organisations de chasse, il est légitime de s’interroger sur l’apparence d’indépendance des institutions.

RDV JEUDI 13 AOÛT À 12H DEVANT LA PRÉFECTURE DE MELUN pour une manifestation déclarée par les associations PAZ et FUTUR.

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