Le Parti animaliste demande aux dirigeants du refuge de La Tanière une légitime transparence sur leurs activités 

Le journal Libération a publié le 17 Juillet dernier une enquête titrée « Au refuge la Tanière, des animaux traités comme des bêtes » qui soulève plusieurs interrogations. Structure unique en France, la Tanière est souvent apparue comme une solution pertinente pour accueillir les animaux issus de sauvetage, de saisie, ou réformés des laboratoires, faute de pouvoir les réintroduire dans leurs milieux naturels. Mais l’accueil des animaux n’étant et ne pouvant être une activité lucrative, l’appel aux dons s’avère souvent nécessaire. 
Cet appel aux dons, relayé abondamment sur les réseaux sociaux, par cette structure,  impose une double exigence : transparence et confiance.
Transparence
Quand des campagnes de communication appellent spécifiquement à donner lors de l’accueil d’une centaine d’ânes venant d’Israël. En effet, si des donateurs donnent à la Tanière pour l’accueil d’ânes, il semble légitime que cette structure les accueille aussi en retour. 

Or, le quotidien rappelle qu’un rapport de 2025 de l’Ordre des vétérinaires indique que « près de 140 ânes demeurent introuvables, malgré les démarches entreprises par l’association israélienne pour en obtenir des nouvelles et vérifier leur état de bien-être ». La présidente de l’association israélienne a d’ailleurs déposé plainte contre X devant le tribunal de Chartres pour « abus de confiance et mauvais traitements sur animaux commis par un professionnel » le 3 novembre 2025. 

En 2018, le Groupement de Réflexion et d’Action pour l’Animal (GRAAL) lance une coopération avec la Tanière afin de permettre l’accueil de 250 lapins réformés des laboratoires. Là encore, l’exigence de transparence ne semble pas avoir été remplie puisque l’association a déposé une plainte contre la Tanière le 18 Septembre 2025 pour « sévices graves et actes de cruauté envers des animaux ayant entraîné la mort, abandon d’animal, conditions de détention, aggravés par des professionnels », dépôt plainte confirmé par un communiqué de l’association le même jour. 

Sans prendre parti sur les procédures en cours, le Parti animaliste considère que l’argent reçu lors d’appels aux dons et les rétributions des associations pour l’accueil des animaux doit faire l’objet d’une totale transparence. Si les animaux visés par des campagnes de dons doivent simplement transiter par la Tanière pour être ensuite envoyés vers d’autres structures, le donateur et les parties prenantes doivent être informés du sort définitif qui leur est réservé. 
 Confiance
Les images produites par Libération, et d’autres sources, diffusées sur Internet par des lanceurs d’alerte, sont terribles. Des pattes de lion coupées et des dents sciées, un wallaby décapité, une otarie ayant avalé des boulons et du plastique, des rottweilers frappés , un cheval recevant un coup… 

Ces images suscitent la colère à juste titre surtout lorsque de tels faits se produisent dans un refuge. Quid d’Alister, un mâle autruche ayant été envoyé à l’Autruche gauloise, un élevage de viande d’autruche ? À la suite de cette enquête et aux images diffusées sur les réseaux sociaux, les dirigeants de la Tanière se sont exprimés sur leurs réseaux sociaux affirmant être l’objet d’une campagne de dénigrement … 

La confiance accordée par les donateurs et les bénévoles n’est pas sans contrepartie, elle se bâti sur la transparence. En effet le discrédit porté sur une structure pourrait s’étendre à l’ensemble des acteurs de la protection animale.

Pour le Parti animaliste, chaque structure de protection animale doit répondre à une exigence de transparence afin de ne pas rompre le lien de confiance avec ses donateurs et ceux qui la soutiennent. 

Le Parti animaliste suivra attentivement le déroulement des enquêtes en cours.
Le Parti animaliste demande, en outre, solennellement, aux dirigeants de la Tanière, de répondre aux exigences de transparence sur le devenir détaillé et argumenté des animaux confiés ainsi que l’usage fait des fonds reçus lors des campagnes de dons associées.