La souffrance, financée par vos impôts.

CIRQUES AVEC ANIMAUX ILS ENFERMENT. NOUS SAUVONS. VOUS PAYEZ.
L’État a prévu des millions d’euros d’argent public pour accompagner la sortie des animaux sauvages des cirques. 
Le problème ?
Certains continuent pendant ce temps à bafouer les règles.
Quelques jours seulement après vous avoir annoncé la sortie de Clara, Pablo, Clarence et Savane du Cirque Hartini-Muller, il nous faut vous raconter l’autre partie de l’histoire.
Elle est beaucoup moins réjouissante.
Pendant des mois, nos enquêteurs ont suivi ce cirque.
Six enquêteurs se sont relayés.
Quatre plaintes ont été déposées.
Nous avons consigné que des lions et des tigres souffrant de stéréotypies tournaient en rond dans des remorques exiguës. Nous avons constaté qu’ils ne participaient pas aux spectacles alors que leur détention était conditionnée à leur présentation dans les numéros.
Nous avons mobilisé nos équipes, nos avocats, nos militants.Puis nous avons financé leur avenir.
Et maintenant, regardons ce que prévoit l’État pour les cirques.
5 000 € PAR LION OU TIGRE PLACÉ 
C’est le montant que prévoit le dispositif public d’aide à la « mise au repos » d’un lion, d’un tigre ou de plusieurs autres grands carnivores, lorsque les conditions prévues sont remplies.Pour quatre fauves, cela représente une somme de 20 000 €.
Pendant ce temps, que se passe-t-il de notre côté ?
One Voice a financé la construction de leur nouvel enclos.One Voice financera leur alimentation.Leurs soins vétérinaires.L’entretien de leurs installations.Leur prise en charge.
Pour le restant de leur vie.
LE CIRQUE REÇOIT DES SUBVENTIONS
POUR S’EN SÉPARER. LES ASSOCIATIONS DOIVENT TOUT FINANCER POUR LES FAIRE VIVRE. 
Et l’on pourrait déjà s’arrêter là.
Mais c’est compter sans le reste.
Car 5 000 € par fauve ne sont qu’une des NOMBREUSES aides prévues.
Le plan d’accompagnement public des cirques avec animaux sauvages est doté d’un fonds de 35 millions d’euros.
Selon les situations et les conditions prévues par le décret, le dispositif peut notamment prévoir moult soutiens.
ARGENT PUBLIC VOICI CE QUE PRÉVOIT LE DISPOSITIF 
100 000 € par établissement pour accompagner sa transition économique.
100 000 à 150 000 € par capacitaire éligible pour accompagner sa reconversion professionnelle.
5 000 € par lion, tigre, panthère, puma ou plusieurs autres grands félins et fauves placés dans le cadre de l’aide à la mise au repos.
600 € par mois et par animal pour l’entretien et le nourrissage de certains grands animaux dans l’attente de leur placement.
2 000 € par animal pour la stérilisation des fauves éligibles. 
Sources officielles :
Décret n° 2025-396 du 30 avril 2025 relatif à l’accompagnement financier des établissements itinérants de présentation au public d’animaux d’espèces non domestiques — articles 17 à 21, Légifrance.
Ministère de la Transition écologique — Plan d’accompagnement des cirques doté de 35 millions d’euros, annoncé le 28 mars 2023. 
Nous pouvons entendre qu’une transition économique doive faire l’objet d’un accompagnement.
Nous pouvons entendre qu’il faille éviter que les animaux soient abandonnés faute de moyens.
Ce que nous refusons, c’est qu’un accompagnement public se transforme en prime à l’inaction et à l’impunité.
Car pendant que l’État déploie ces aides, une autre loi existe déjà.
DEPUIS DÉCEMBRE 2023 FAIRE SE REPRODUIRE DES ANIMAUX SAUVAGES POUR LES PRÉSENTER DANS DES CIRQUES ITINÉRANTS EST INTERDIT. C’est écrit dans la loi.
Pourtant, nos enquêtes ont continué à répertorier des naissances après cette interdiction.
Au Cirque Muller-Zavatta, nous avons encore découvert de jeunes tigres.Au Cirque Franco-Belge, des lionceaux.
Et ce ne sont pas des cas isolés.
Alors, posons une question très simple :
À quoi sert-il d’organiser à coups de millions d’euros la sortie des animaux… si on en laisse parallèlement d’autres naître derrière les grilles ?
Chaque naissance supplémentaire, c’est potentiellement :un animal de plus à contrôler,un animal de plus à placer,un refuge de plus à trouver,des années de soins à financer.
L’ÉTAT FINANCE LA SORTIE.
MAIS NE FAIT PAS RESPECTER L’ENTRÉE. 
On interdit les naissances.
Elles continuent.
Ensuite de quoi il faudra financer la prise en charge de ces nouveaux animaux. Un véritable cercle vicieux. Et Hartini-Muller n’est pas sorti de nulle part.
Cette famille est liée à d’autres cirques que nous suivons depuis longtemps.
Le Cirque Muller-Zavatta détient toujours Jumbo, l’hippopotame pour lequel nous nous battons depuis des années.
Nous y avons enregistré la naissance de tigres après l’entrée en vigueur de l’interdiction de reproduction.
Récemment, dans un autre établissement de la famille, le Cirque Franco-Belge, nous avons consigné aussi la naissance de lionceaux.
Pendant que les associations courent derrière les cirques pour enquêter, déposer plainte et trouver des solutions pour les animaux, la machine infernale continue.
Et pour finir ?
Le contribuable finance la transition.Les associations financent le sauvetage.Les donateurs financent les soins.
Quant aux animaux, ils paient d’années de vie le prix de la trahison.
NOUS NE DEMANDONS PAS À L’ÉTAT DE FAIRE DES PROMESSES. 
NOUS LUI DEMANDONSDE FAIRE RESPECTER LA LOI. 
Contrôler.
Sanctionner.
Empêcher les nouvelles naissances.
Procéder à la saisie des animaux lorsque la loi le permet.Et cesser de laisser les associations réparer ce que les pouvoirs publics auraient dû empêcher.Clara, Pablo, Clarence et Savane sont désormais loin de leur remorque.
Mais derrière eux, des dizaines d’autres victimes attendent encore.
Nos enquêteurs retourneront sur le terrain.Nos avocats poursuivront les procédures.Nous continuerons de réclamer des comptes.
Lorsque les pouvoirs publics ferment les yeux, nous avons besoin de vous pour garder les nôtres ouverts.
ILS ONT L’ARGENT PUBLIC.NOUS AVONS BESOIN DE VOUS. 
Aidez-nous à enquêter, agir en justice et offrir une autre vie aux animaux encore prisonniers des cirques. 
JE SOUTIENS LE COMBAT 
Et exigez avec nous la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques. 
SIGNER LA PÉTITION →