C’est un immense soulagement : le zoo de Beauval abandonne son projet de delphinarium.
Un troisième delphinarium en France, en 2026, aurait été une aberration. Alors que partout en Europe ces prisons aquatiques ferment, il était impensable de construire de nouveaux bassins, d’y organiser la reproduction des dauphins et de perpétuer les transferts d’un établissement à l’autre sous couvert de « recherche » ou de « sauvegarde ».
Beauval a finalement choisi la raison. En toute logique.
Mais cette annonce ne doit surtout pas masquer l’urgence.
Les dauphins de Marineland n’ont pas été sauvés.
Huit ont déjà été transférés à Malaga dans la nuit du 22 au 23 juillet. Quatre autres doivent être envoyés à l’aquarium de Valence.
Encore des transferts.
Encore des familles séparées.
Encore des bassins.
La captivité ne se répare pas par une autre captivité.
Depuis des années, One Voice se bat pour obtenir une véritable alternative : des sanctuaires.
Ces solutions existent. À Tarente, en Italie, le San Paolo Dolphin Refuge, que nous avons contribué à financer, est opérationnel et peut servir de modèle ailleurs.
Nous ne demandons pas à l’État de financer ces sanctuaires. Nous lui demandons seulement une chose essentielle : la volonté politique de sortir de la logique imposée par l’industrie de la captivité.
Car rien n’est terminé.
– Les dauphins de Marineland.
– Les onze dauphins de Planète Sauvage.
– Wikie et Keijo, les deux orques toujours enfermées à Marineland.
Tous attendent encore une solution digne.
En 2019, notre mobilisation avait déjà permis d’empêcher le transfert de dauphins vers la Chine, puis vers le Japon en 2024. Aujourd’hui encore, nous ne lâcherons rien.
Le 5 septembre, nous serons à Antibes pour eux comme prévu.
Pendant l’année de réunions au ministère, il n’a été question que du delphinarium à Beauval, il fut impossible d’aborder sérieusement les solutions de sanctuaire.
Mais nous sommes déterminés.
Et nous continuerons jusqu’à ce que les dauphins et les orques puissent enfin quitter les bassins de béton.
Le combat continue. Amplifions la pression.
