Et le cœur de cet épisode, c’est une analyse de ce qu’est le zoonationalisme : le moment où la compatibilité structurelle entre un certain animalisme et le racisme devient une convergence politique effective.
Et le cœur de cet épisode, c’est une analyse de ce qu’est le zoonationalisme : le moment où la compatibilité structurelle entre un certain animalisme et le racisme devient une convergence politique effective.
Dans cet épisode, on va un cran plus loin. On va analyser de l’intérieur la façon dont Bardot formule la cause animale ; et montrer comment cette façon de cadrer la lutte est à la fois insatisfaisante d’un point de vue antispéciste et structurellement articulée avec le racisme et le nationalisme.
Mais on n’a pas encore creusé l’essentiel : la vision du monde de Bardot elle-même. Comment quelqu’un peut-il ressentir une empathie profonde pour tant d’animaux, au point de consacrer sa vie à les défendre, et en même temps traiter des populations entières de « sauvages » ? Comment son animalisme et son racisme cohabitent-ils dans son logiciel ?
La mort de Brigitte Bardot le 28 décembre a fait exploser toutes les lignes de fracture au sein du mouvement animaliste. Dans les médias, sur les réseaux : des hommages débordants, des défenses passionnées d’un côté, et des critiques souvent timides.
Entretien réalisé le 7 octobre par Joséphine G., co-rédactrice en chef de la revue L’Amorce, que je vous rediffuse parce qu’il aborde des thèmes vraiment cruciaux pour comprendre l’antispécisme.
Pendant la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), des milliers de vaches ont été abattues en France. Les médias en ont parlé pendant des jours, les éleveur·euses se sont mobilisé·es, certain·es ont pleuré devant les caméras. Pourtant, les premières victimes – les vaches elles-mêmes – ont été complètement effacées des débats. Personne ne parle de leurs intérêts, de leur vécu, de leur peur de mourir. On parle SUR elles, jamais POUR elles.
Et si l’antispécisme n’était pas seulement une lutte contre, mais surtout un projet d’égalité ?
Dans cet épisode enregistré en public pendant le festival Fluctuations, j’échange avec Réjane Sénac, directrice de recherche au CNRS, politiste au CEVIPOF et autrice de Par effraction – Rendre visible la question animale (Stock / Philosophie Magazine Éditeur).
Bon, il est temps de clore cette série d’été… parce qu’on est déjà en octobre, et que le livre est enfin sortiii 💜
Dans ce dernier épisode, je reviens sur ce que j’espère que le livre pourra apporter :
🥋 un manuel d’autodéfense intellectuelle contre les arguments spécistes les plus fréquents ;
🌍 une cartographie du spécisme et de l’antispécisme pour comprendre comment tout s’articule ;
🛠️ une boîte à outils collective pour renforcer nos luttes, nourrir nos réflexions, et faire circuler les idées.
On croit que le plus dur, c’est d’écrire. Mais en fait… le plus dur, c’est de réécrire. Cet épisode plonge dans la phase des relectures : les retours cash des proches, les annotations qui piquent mais sauvent un chapitre, les doutes qui reviennent à chaque page, les désaccords entre relecteur·ices, les éternels « ça ne sera jamais assez bien »… et puis le moment où il faut dire stop.
Un bon argument, sans le bon style, ça peut être… soporifique. Je m’en suis rendu compte en relisant un de mes premiers chapitres, que je trouvais « pas si mal » au départ, pour finalement me dire : « Mais c’est nul, qu’est-ce que c’est plat ! ». La claque. Je l’ai entièrement réécrit.