« Une fois que le cervidé aura fait le tour, l’arbre mourra » : faute de prédateurs, ces animaux se nourrissent d’écorces, de racines… et détruisent la forêt

Des propriétaires forestiers font face à une multiplication des dégâts causés par les cerfs, biches, chevreuils et sangliers sur leurs parcelles.
Entre protections coûteuses et recours à la chasse, la cohabitation avec ces animaux devient de plus en plus difficile.

« Un chasseur ou un promeneur n’auront pas la même perception  », la directrice du Muséum national d’Histoire naturelle revient sur la hausse des populations de cervidé en France

plusieurs éléments combinés expliquent la dynamique des cervidés : climat, habitats et absence de pression humaine. Le retour de prédateurs naturels comme le loup ou le lynx ne suffit pas encore à réguler efficacement les populations à l’échelle nationale.

HALTE AU « CHOC DE RÉGULATION » : CLASSER LES CERVIDÉS EN ESOD, ET PUIS QUOI ENCORE ?

Cependant, en dépit de l’urgence invoquée pour justifier ce classement ESOD et ces abattages massifs, l’absence flagrante de deux éléments fondamentaux rend ce projet non seulement disproportionné, mais potentiellement écologiquement irresponsable : l’absence d’études scientifiques sérieuses et l’ignorance totale du rôle de la prédation naturelle par le loup.