L’élevage Eureden est suspendu

Une première mesure, mais l’exploitation pourra reprendre sous conditions

Le 10 août, notre enquête révélait plus de 300 cadavres de cochons et de porcelets dans un élevage lié à la coopérative Eureden, à Hénon et Saint-Carreuc, dans les Côtes-d’Armor.

Des corps momifiés, d’autres réduits à l’état de squelettes. À Hénon, des animaux encore vivants étaient laissés au milieu des morts.

C’est l’un des pires cas d’abandon d’animaux que L214 ait documentés dans un élevage.

Vous avez été près de 72 000 à signer notre pétition pour demander la fermeture de cette exploitation. 

Une première décision de la préfecture

En réponse à notre enquête, la préfecture des Côtes-d’Armor a suspendu son agrément pour la reproduction des truies, le cœur de l’activité de cet élevage. Les cadavres ont été évacués et pris en charge par l’équarrissage.

Mais cette suspension pourra être levée si l’exploitation dispose d’animaux considérés comme aptes à la gestation par un vétérinaire, de locaux pleinement opérationnels et d’un accompagnement technique de l’éleveur.

Ce n’est donc pas la fermeture définitive que nous demandons. Au vu de la gravité des faits, nous considérons que plus aucun animal ne doit être confié à cette exploitation.

Une enquête judiciaire en cours

À la suite de notre plainte pour mauvais traitements et abandon d’animaux, le parquet de Saint-Brieuc a ouvert une enquête. Le jugement pourra interdire à l’exploitant de détenir des animaux, c’est ce que nous défendrons.Celle-ci est toujours en cours. Nous continuerons à suivre cette affaire et à agir pour que les responsabilités soient établies.

P.-S. Pour éviter aux cochons les souffrances de l’élevage et de l’abattage, on peut aussi agir dans son assiette. Vegan Pratique vous explique comment remplacer facilement la viande.