En pleine canicule, Sandrine Rousseau appelle à consommer moins de viande et à ramener l’antispécisme comme bannière politique

En plein épisode caniculaire qui ramène dans les débats l’enjeu écologique, la députée Sandrine Rousseau appelle à consommer moins de viande et à ramener l’antispécisme comme bannière politique. Au micro de l’association FUTUR, elle rappelle que diminuer voire arrêter la viande reste “le geste le plus facile à faire pour le climat”.

Un mois après son interview controversée sur les “cadavres d’animaux” dans les menus, la députée écologiste propose maintenant d’imposer une réduction de la viande. Cette proposition fait sens dans un contexte de canicule, lorsque l’on sait que la consommation de viande a un lien direct avec le réchauffement climatique.

L’antispécisme comme “bannière politique”, une vision qui tranche avec la direction d’Europe Ecologie les Verts (EELV).

Dans son interview auprès de l’association FUTUR, Sandrine Rousseau invite à voir l’antispécisme comme une nouvelle manière de penser politique, et à reconnaître la sentience animale. Pour elle, la résistance à cette question épineuse de la viande montre une résistance à la question climatique. Par cette vision, la députée s’approche des combats d’Aymeric Caron et de la REV, affiliée à la France Insoumise, marquant une certaine forme de radicalité dans un contexte de tension avec la direction d’EELV.

Plus largement, Sandrine Rousseau questionne la place de ces enjeux dans les combats écologiques. Ainsi, être écolo ne signifierait plus seulement voter pour un parti, ou manger bio et local, mais appelle à prendre des engagements plus forts pour le climat et pour les animaux. Cela signifierait aussi reconnaître la sentience des animaux, et ne plus les voir simplement comme “un intrant dans un processus de production”.

Un message qui résonne avec l’épisode caniculaire.

Alors que les ¾ du territoire français sont en alerte rouge canicule, la consommation de viande ne peut plus être considérée comme un simple choix individuel. Le bilan carbone de l’élevage nous impacte toutes et tous, et encourage des vagues de chaleurs comme celle que nous avons connu et allons connaître. Dans son interview, la députée rappelle que l’acte individuel le plus impactant pour l’écologie est de passer à un régime sans animaux.

Ce message, c’est celui porté depuis plusieurs années par l’association FUTUR, avec sa campagne l’Affaire du Steak. L’objectif : dénoncer l’impact carbone de l’élevage, et encourager une écologie cohérente qui se saisit de cette question. Pour rappel, l’élevage est responsable d’au moins 12% des émissions humaines de gaz à effet de serre mondiales, est aussi le premier facteur de déforestation en Amazonie et de perte de biodiversité. Cette question est donc légitime, et reste pourtant un véritable tabou des milieux écologistes.