Tests de toxicité Choisis pour leur gentillesse, l’enfer des beagles de laboratoire

En France, chaque année, des milliers de chiens sont utilisés à des fins scientifiques. Les Beagles sont particulièrement « appréciés », leur tempérament leur porte préjudice : ils sont gentils, doux et dociles, donc parfaits pour les manipulations cruelles auxquelles ils sont soumis.

Excellente nouvelle pour les animaux et la science : un grand pas vers une feuille de route nationale pour remplacer l’expérimentation animale en France

En effet, la Commission nationale pour la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques (dite CNEA), instance consultative officielle placée auprès des ministres de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, recommande officiellement l’élaboration d’une feuille de route nationale visant à remplacer l’expérimentation animale.

Projet controversé d’élevage de primates destinés à l’expérimentation. Le CNRS ignore les recommandations du garant du débat public et de son propre comité d’éthique

Ce projet de plus de 30 millions d’euros financé dans le cadre du plan France 2030 a pour objet d’héberger 1800 primates afin d’en « produire » environ 250 chaque année, destinés à être vendus à des laboratoires de recherche publics français.

Comprendre, c’est déjà commencer à remettre en question.

En France, c’est environ 2 millions d’animaux qui sont utilisés chaque année dans des expérimentations scientifiques : le pays fait partie du top 10 mondial.
A retenir :
– Tous les médicaments, en dehors des génériques, sont développés via des tests sur les animaux
– En revanche, l’expérimentation sur les animaux est en principe interdite pour les ingrédients exclusivement cosmétiques et les produits cosmétiques finis
– Les ingrédients à plusieurs usages peuvent encore être testés
Et si on parle souvent de “rats de laboratoire”, rappelons que des chiens, des chats, des singes et d’autres animaux sont aussi concernés : tous des êtres sensibles.
Des alternatives existent (cultures cellulaires humaines, organes-sur-puce, modélisation informatique…), mais la vraie question reste : jusqu’où peut-on justifier la souffrance au nom du progrès ? ✊