Ce jeudi 9 avril à 10 h, une trentaine d’activistes de L214 ont mené une action
d’infiltration dans un supermarché Carrefour situé à proximité du siège international
du groupe à Massy. En répandant des dizaines de milliers de plumes ensanglantées
dans les rayons, ils ont dénoncé le recours massif du groupe à l’élevage intensif et la
mise à mort de près de 10 millions d’animaux par mois pour l’enseigne.
L’association appelle l’enseigne à réduire de moitié le nombre d’animaux tués pour
ses rayons d’ici 2030 en s’engageant dans le Plant Protein Pact.
Des plumes ensanglantées pour visibiliser les souffrances
des animaux
Au Carrefour Market Massy Atlantis, les activistes ont répandu des plumes tachées de
faux sang dans les rayons viande, œufs et produits laitiers, avant de déployer des
banderoles portant les messages : « Carrefour : les animaux y laissent des plumes » et «
Carrefour : 10 millions d’animaux tués par mois ».
Devant le magasin, une dizaine de bénévoles de l’association ont tenu une banderole
appelant l’enseigne à réduire de 50 % le nombre d’animaux tués pour ses rayons. À leurs
pieds, un amas de plumes ensanglantées faisait écho à l’action se déroulant dans le
supermarché.
L’objectif : rendre visibles les souffrances infligées aux animaux exploités en nombre pour
remplir ses rayons, souffrances que Carrefour s’efforce de cacher aux consommateurs.Derrière les rayons Carrefour, le recours massif à l’élevage
intensif
Numéro 2 de la grande distribution en France, Carrefour s’approvisionne
massivement auprès d’élevages intensifs : 10 millions d’animaux, majoritairement des
oiseaux, sont abattus chaque mois pour approvisionner les rayons de ses
supermarchés, soit 70 millions de poulets, 5 millions de poules pondeuses, plus de 3
millions de dindes et de canards par an. La majorité ont enduré des pratiques cruelles :
sélection génétique poussée, mutilations, densités élevées, enfermement en cage, absence
d’accès à l’extérieur.
Alors que le groupe met en avant son programme Act For Food et revendique le statut de «
pionnier sur le bien-être animal », trois enquêtes révélées par L214 ces derniers mois
dévoilent une toute autre réalité. Lapins entassés sur un sol grillagé, cochons élevés
dans des exploitations insalubres ou encore cailles déplumées : c’est ce que révèlent
ces enquêtes, y compris pour la Filière Qualité Carrefour, qui prétend défendre le « mieux
produire et mieux consommer pour tous ».
Réduire de moitié le nombre d’animaux tués : une
demande claire et attendue
Réduire la consommation de protéines animales est un impératif reconnu par la
communauté scientifique pour répondre aux urgences éthiques, environnementales,
sanitaires et sociales. En France, près de 80 % des achats alimentaires sont réalisés en
grande distribution : les enseignes ont un rôle majeur à jouer dans cette transition.
L214 appelle Carrefour à s’engager dans le Plant Protein Pact. Cette initiative invite les
enseignes à réduire de moitié le nombre d’animaux tués pour leurs
approvisionnements et à se détourner de l’élevage intensif d’ici 2030 en adoptant des
mesures concrètes. Parmi elles : l’arrêt de la publicité et des promotions sur les
produits issus de l’élevage intensif, ou la proposition d’alternatives végétales, dont au
moins une moins chère que son équivalent carné.
→ Consulter le Plant Protein PactCes mesures bénéficient d’un large soutien citoyen : plus de 120 000 personnes ont déjà
signé la pétition demandant à Carrefour de les adopter.
Pour Marine Le Tallec, chargée de campagnes agroalimentaires et porte-parole de
l’association : « Chaque plume arrachée à un oiseau d’élevage raconte l’histoire d’un
animal enfermé dans une exploitation intensive et abattu pour Carrefour. En ramenant
ces plumes dans les rayons du supermarché, L214 montre aux clients de Carrefour ce que
l’enseigne souhaite à tout prix leur cacher : le recours massif à l’élevage intensif et la mise à
mort de 10 millions d’animaux tous les mois. C’est aux dirigeants du groupe Carrefour que
nous adressons nos demandes : Carrefour doit montrer l’exemple et réduire de moitié le
nombre d’animaux tués pour ses approvisionnements. Quand prendrez-vous cet
engagement important ? »
Contacts presse
Marine Le Tallec, chargée de campagnes agroalimentaires et porte-parole (sur place) :
06 70 74 47 19
Johanne Mielcarek, responsable des relations presse : 06 02 37 02 60
